Sylviculture de l'aulne
La demi-journée organisée le 25 avril dernier par le GDF Millevaches à la découverte de l'aulne et sa sylviculture a débuté par un repas à La Boucherie à Ussel. 8 personnes étaient présentes: le gérant de l'aulnaie du GF Saunière à Courteix, M. Palluet, à l'origine de l'animation du jour, M. Montagne, expert forestier qui connaît le terrain depuis 1993, M. Jarasse, l'entrepreneur qui a aménagé le terrain marécageux avant la plantation des aulnes, M. Genty, expert forestier chez Forestry France, un stagiaire, Mme Palluet, et M. Brette, du GF du Budeix, voisin du GF Saunière, qui possède lui aussi des aulnes.
Après un regroupement à Aix, c'est une quinzaine de personnes, dont des enfants, qui s'est retrouvée sur la parcelle dite des Vergnes à Courteix.
Il faut dire que cette essence plutôt méconnue gagne tout doucement du terrain en remplacement des résineux précédemment installés dans des zones humides et finit par interpeller. Non seulement elle intéresse, mais elle intrigue car peu de personnes en connaissent les capacités, sa sylviculture et sa commercialisation.
L'animation s'est déroulée dans un peuplement de 19 ans (et de belle facture) planté après le tempête de 1999. Il s'agissait de répondre à la question: Que faire dans cette belle parcelle élaguée naturellement où seul un léger dépressage a été réalisé jusqu'à aujourd'hui? Pour cela, il est nécessaire de rompre avec toutes les habitudes prises dans les pratiques de sylviculture des résineux car l'aulne exige une sylviculture dynamique très précoce.
Pour étayer notre réflexion, nous nous sommes référés à un ouvrage écrit par Hugues Claessens, professeur à Gembloux et édité par l'ASBL FORET WALLONNE. Certes, les conditions de Haute-Corrèze ne sont pas tout à fait identiques à celles de la Wallonie, mais le fond reste valable.
Comme la journée était ensoleillée et l'ambiance enjouée, M. Brette, dont l'une des parcelles est située à quelques centaines de mètres sur la commune d'Aix, a invité l'assemblée à visiter un peuplement de chênes rouges de 30 ans installés à 850 mètres d'altitude malgré le jugement dubitatif des forestiers de l'époque. Le résultat est plutôt bon et surprenant. Il nous a aussi montré ses étonnants miradors pour la chasse au grand gibier dont personne ne peut deviner la destination tant ils donnent l'impression de grosses taupinières!
Décidément, nos adhérents ont du talent!
Compte rendu de Bernard Palluet complété par Hugues Saunière
Photos de Martine Gerbeaux et Hugues Saunière